 |
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
infoduweb.be Staff

Inscrit le: 24 Mai 2007 Messages: 139 Localisation: Belgique (Evidemment)
|
Posté le: Lun Mai 28, 2007 7:18 am Sujet du message: Les talibans libèrent les trois guides afghans d'une ONG |
|
KANDAHAR (AFP) - Les talibans ont annoncé dimanche avoir relâché "sans compensation" les trois accompagnateurs afghans des deux ex-otages français de l'ONG Terre d'enfance, après presque deux mois de captivité dans le sud de l'Afghanistan.
"Notre conseil de direction a décidé de les libérer. Ils ont été libérés hier" (samedi), a affirmé par téléphone Zabiullah Mujahed, un porte-parole des talibans.
Hazrat, Hashim et Ghulam Rassoul "ont été relâchés sans compensation à la demande de la nation souffrante d'Afghanistan" dans la province de Nimroz (sud-ouest) où ils avaient été enlevés le 3 avril avec deux employés de l'ONG Terre d'enfance, Céline Cordelier et Eric Damfreville, tous deux libérés depuis, selon le site internet des talibans (www.alemarah.8rf.com).
La nouvelle a été confirmée à Paris par le ministère français des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner exprimant sa "joie profonde" devant cet "heureux dénouement".
"Depuis le retour de Céline Cordelier et d'Eric Damfreville, les autorités françaises étaient restées mobilisées à cette fin, considérant que seule la libération de leurs compagnons afghans pouvait mettre un terme à ce douloureux épisode", a déclaré le ministre.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a éludé dimanche une question sur l'éventuel versement de compensations pour la libération des 3 accompagnateurs afghans.
"Je n'ai pas dit cela, ni le contraire", a-t-il déclaré en réponse à une question posée sur le sujet à sa sortie d'un entretien avec le Premier ministre François Fillon à Matignon.
Le chef de la diplomatie française a ajouté que "ni (lui), ni personne" ne répondrait à la presse sur ce thème.
M. Kouchner, tout en soulignant la "liberté" des ONG, a également évoqué la possibilité d'une "réflexion" de celles-ci quant à l'engagement de leurs personnels dans les zones dangereuses.
M. Fillon a de son côté rendu un hommage appuyé à la mobilisation "remarquable" des autorités afghanes.
M. Kouchner a lui estimé qu'il "était sans doute plus difficile" d'obtenir la libération des otages afghans que celle des deux Français.
Le président de Terre d'enfance, Antoine Vuillaume, a confirmé que les trois hommes, "apparemment très fatigués", avaient rejoint leurs familles à Zaranj, la capitale de Nimroz.
"Les familles des trois otages afghans nous ont confirmé que les trois hommes étaient rentrés chez eux sains et saufs", a pour sa part déclaré le chef de la police de Nimroz, Mohammad Daoud Askaryar.
Aucune force internationale n'est déployée dans le Nimroz, à la frontière avec l'Iran et limitrophe de la province d'Helmand, une région en grande partie contrôlée par les rebelles où des combats se déroulent quotidiennement.
Céline Cordelier avait été libérée le 28 avril et Eric Damfreville le 11 mai dans le sud du pays. La libération de ce dernier avait coïncidé avec la mort du mollah Dadullah, commandant en chef des talibans pour tout le sud du pays.
Dadullah avait notamment supervisé la prise d'otages du reporter italien Daniele Mastrogiacomo. Après deux semaines de captivité, ce dernier avait été libéré le 19 mars contre cinq talibans prisonniers, un échange d'autant plus contesté que les deux guides afghans de l'Italien ont été exécutés.
Les médias afghans avaient accusé les autorités afghanes et italiennes, mais aussi les talibans, d'accorder plus de valeur à la vie d'un étranger qu'à celle d'un Afghan. Ils craignaient en outre que cet échange ne constitue un précédent qui incite les talibans à multiplier les enlèvements.
Peu après cet échange, les deux Français et leurs guides avaient été enlevés dans le sud du pays, où très peu d'organisations humanitaires sont implantées pour des raisons de sécurité.
Les talibans avaient alors réclamé le retrait des troupes françaises d'Afghanistan et un échange de prisonniers contre la libération des Français.
Mais selon un porte-parole des talibans, les rebelles avaient cependant décidé de libérer Eric Damfreville parce que le président élu Nicolas Sarkozy avait laissé entendre que la France pourrait retirer ses troupes d'Afghanistan. Un millier de soldats français sont déployés dans la région de Kaboul.
Après la libération d'Eric Damfreville, M. Sarkozy avait assuré qu'il "mettrait tout en oeuvre" pour la libération des trois otages restants.
Les autorités françaises avaient refusé de faire tout commentaire sur le versement éventuel d'une rançon.
Les talibans, un mouvement intégriste au pouvoir de 1996 à 2001, retiendraient par ailleurs encore plusieurs otages afghans, dont une équipe médicale de cinq personnes enlevée fin mars près de Kandahar. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|